Je lis, donc, je dis

mercredi 6 juin 2018

Sept roses rouges pour Rachel ~ Marie-Christophe-Ruata-Arn

(c) Montage photo Perso Nathalie K

Résumé Editeur

Elena est furieuse.

Elle doit suivre sa mère dans un village paumé d'Italie pour régler une affaire de famille au lieu de faire la fête avec son amoureux musicien et ses amies. La nonna Rachel, mère de sa mère, est décédée et il faut vider la maison.
Sur place, les affaires se compliquent, les entrepreneurs refusent de s'en occuper, prétextant qu'elle est hantée. Pour tous les villageois, Rachel était un peu spéciale, parfois, on l'apercevait danser seule la nuit au bras d'un cavalier invisible...

Sept-roses-rouges-pour-Rachel

📌J’ai lu, j’écris, je dis…


Il n’est jamais très intéressant de suivre sa mère en Italie quand on a dix-huit-ans, particulièrement quand la destination finale se trouve en rase campagne, lorsqu’il fait une chaleur caniculaire,  que ses deux super copines et son petit ami musicien restent à Genève.

Aussi, Helena, personnage principal de notre histoire, n’est pas vraiment à la fête quand elle doit s’y résoudre. D’autant, que le programme des vacances consiste à faire des cartons pour débarrasser la maison de sa grand-mère décédée, la Nonna Rachel. Cela aurait pu en effet être rébarbatif, si la maison n’avait eu une réputation à faire trembler le village de peur, surtout le cousin Luigi !

Bien étrange de trouver une maison fraîche, propre et bien rangée, quand elle est restée fermée pendant toute une année. Dès l’ouverture de la porte d’entrée,  Helena et Virna ont l’impression que quelqu’un occupe encore les lieux…

Alors qu’Helena n’avait qu’une hâte, rejoindre Arthur son petit ami, lorsqu’ elle apprend qu’il en aime une autre, plus rien ne l’oblige à venir le retrouver. Elle propose donc un marché qui ne peut qu’arranger sa mère n’ayant pas en ce qui la concerne de temps à perdre. 

S'occuper seule de vider la maison en échange du studio qu’habituellement ses parents prêtent aux amis.

Une fois seule, Helena, toute à son travail et ses responsabilités, voit arriver à intervalles réguliers, dans un vrombissement et une nuée rouge, Tita (avec une tache de sang sur le ventre). Ce dernier, fantôme gardien des lieux, ancien amant toujours amoureux transi de sa grand-mère Rachel.

La peur légitime qu’éprouve Helena à sa première apparition, finit par disparaître et laisse place au fur et à mesure de leurs conversations, à une tendre complicité.

Ils ont tous deux sept jours pour résoudre l’énigme.

  • Pourquoi les anciens amoureux ne se sont pas retrouvés à la mort de Rachel.
  • Pourquoi Tita rôde encore dans la maison.
  • Que s’est-il réellement passé entre eux.
  • Qu’est-ce qui a bien pu arriver à Tita et sa mystérieuse tâche de sang au ventre.


L’amour saura-t-il à nouveau réunir Tita et Rachel …

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Bien que je sois aujourd’hui une « grande », j’ai lu ce roman d’un trait.
C'est fluide et bien écrit.

J’ai apprécié le voyage en Italie avec Helena et me plonger dans cette belle histoire qui rend hommage à la grand-mère de l’auteur sans doute, la fameuse nonna Rachel, ainsi qu'aux lieux, aux objets, à la famille.

Instant sourire avec cette touche de surnaturel pour pimenter le tout, qui m’a fait penser par moments à Harry Potter, mais aussi vers la fin à « Dirty dancing » et son « bébé » avec les dialogues entre Arthur et Helena.

J’ai souris souvent et je me suis remémoré mes souvenirs d’ado. Je me souviens très bien de mes départs à reculons au même âge lorsque mes parents, comme chaque année, passaient les vacances dans la maison de ma grand-mère dans les basses alpes… à 16 ans, j’avais fini par obtenir de ne pas partir, rester seule ou presque, promettant d’être sage comme une image... sans eux. Ce que je n’avais pas fait. Les 400 coups avec la bande de copains copines avaient été plus d’actualité.

La surprise de lecture a été de découvrir la culture du riz en Italie. Quand on me parle d’Italie, je pense pâtes, café, cappuccino, pizzas, champs d'oliviers, de fruitiers etc., pas du tout aux rizières…

Enfin et pour finir, 265 pages que je n’ai pas vu passer, avec en bonus de fin, une photo splendide !

© Chronique Nathalie  K ~ 6 juin 2018 ~ 23 : 37

Merci Babelio &

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La voici, la voilà...

(c) Capture Photo Nathalie K_DSCN1633

Marie-Christophe-Ruata-Arn

Née à Genève où elle a fait toutes ses études, Marie-Christophe Ruata-Arn a une double formation d’architecte-urbaniste et de scénariste. Auteur de plusieurs pièces de théâtre pour marionnettes et de bande dessinée pour adultes (éditions Delcourt), elle a également travaillé comme scénariste pour les programmes jeunesse de la Télévision Suisse Romande.

Côté passion, elle est membre du groupe de rock "Le Beau Lac de Bâle" depuis 1982. En 2016, elle a fondé « The Lawdy Mamas, un groupe de rock de musiciennes qui fait un hommage à Steppenwolf.

Elle partage désormais son temps entre l'écriture de textes pour le jeune public et son travail pour une revue d'architecture.

Marie-Christophe Ruata-Arn aime aller à la rencontre de ses lecteurs et participe à de nombreux ateliers d'écriture dans les établissements scolaires, en Suisse comme en France.

Autres romans aux Editions La joie de Lire :

Collection Hibouk

LOGO Editions La joie de lire

 

  • Mathilda à l’heure d’été

 

 

 

Collection Récits

LOGO Editions La joie de lire

 

  • Nina au paradis
  • Un secret de famille
  • Qui a volé la marionnette ?

 

 

 


jeudi 24 mai 2018

Il est toujours minuit quelque part ~ Cedric LALAURY

Couv il est toujours minuit quelque part CEDRIC LALAURYRésumé

ET SI VOTRE SECRET LE PLUS NOIR DEVENAIT UN ROMAN A SUCCES ?

Bill Herrington est un homme heureux.
La cinquantaine approchant, mari et père comblé, il occupe un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse université américaine. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes...

Jusqu'au jour où il trouve dans son casier l'exemplaire d'un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : R. P. Kirkpatrick. Pas de quoi chambouler Bill.

A un détail près : il s'agit d'une histoire vraie.

Celle d'un crime dont il était persuadé que personne n'en avait jamais eu connaissance. Sur une île qu'il aurait voulu oublier pour toujours.

Cet ouvrage envahit bientôt l'existence de Bill et contamine tout autour de lui. Sa vie paisible et confortable ainsi que son équilibre psychologique vont vite menacer de voler en éclats sous l'effet dévastateur de ce livre vengeur qui a éveillé tous les fantômes du passé.

📌J’ai lu, j’écris, je dis…

Incroyable, hallucinant, vous l’aurez sans doute compris, oui j’ai aimé ce livre !

Mais, parce qu’il faut bien un mais… pas tout de suite. Impatiente que je suis, je m’interrogeais : mais quand donc l’histoire va réellement commencer ?

C’est là que tout le talent de l’auteur entre en scène, savoir tenir en haleine le lecteur alors que rien de rien n’est dévoilé avant la « presque » fin.

Par petites touches et au fil des pages, Cédric Lalaury nous laisse entrer en elle et ses personnages, de plus en plus nombreux, au point que j’en ai été un peu déstabilisée. Ma mémoire est parfois fantôme, il ne faut pas trop la charger pour qu’elle tienne la route jusqu’à la 400ième page.

J’en étais donc à me demander : où allait me mener Bill Herrington ?

Ce professeur de littérature par qui tout commence, jusqu’à ce qu’apparaisse le véritable meneur de la danse, ce voyageur démoniaque, je veux parler du  roman reçu par tous les proches de Bill. Véritable bombe à retardement, qui, telle une boule de billard, fait des ravages en ricochets. Tout le monde y passe. Femme, enfants, parents, collègues de travail, amis, élève et bien évidemment « Bill » qui est en première ligne.

Bill pensait naïvement que cette histoire terriblement vraie resterait bien enterrée parmi ses souvenirs de jeunesse. Passages obscurs qu’il aurait préféré ne pas voir ressurgir dans sa vie réglée comme du papier à musique.

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Citation’ question de l'auteur :

“Est-ce qu’un homme peut vivre en oubliant ses propres méfaits ?
ou, pire : peut-on vivre en mettant délibérément de côté ses mauvaises actions, y compris les plus extrêmes ? Toutes ces interrogations, je les ai reformulées en une seule : comment vit un homme qui a commis l’irréparable et ne s’est jamais fait rattraper par son passé ?”

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Juste pour la conclusion et parce que tout au long de ma lecture revenait en bis repetita cette impression, il m’a semblé apercevoir par d’infimes clin d'oeil, la patte et l’univers d’un tigre nommé Philippe Djian, malgré les références à d’autres auteurs dont Henry James, Stephen King.

Merci à l'auteur  Cedric LALAURY, Preludes Editions et LIRE.

© Chronique Nathalie  K ~ 24 mai 2018 ~ 18 : 05

 

Cedric Lalaury

 

Cedric LALAURY

est né à Montluçon. Après des études de lettres modernes à l’université Blaise-Pascal, il donne des cours de soutien à des élèves en difficulté. Admirateur d’Henry James, de Proust et de Stephen King, il se consacre désormais à l’écriture

 

Ce livre est sorti aux Editions PRELUDES

Logo Préludes Editions

 

mercredi 16 mai 2018

À cœurs ouverts ~ Jessi KIRBY

Couv A coeurs ouverts

 

Résumé

Voilà 400 jours qu’Emily a perdu l’amour de sa vie, Matt, dans un accident de voiture.

Transgressant les règles, elle a enquêté et retrouvé l’identité de celui qui a reçu le cœur de Matt : Tom Colton.

Ce 400ième jour, elle se résout à prendre sa voiture pour « le voir », rien de plus, elle se l’est promis. Mais ils se parlent.

Et c’est comme si Tom et Emily se connaissaient depuis toujours…

 

 

📌J’ai lu, j’écris, je dis…

Compte tenu du tout petit résumé au dos de la couverture, je savais que cette fameuse histoire de “cœurs” allait aborder le thème du don d’organes. J’ai ma carte de donneur, ça ne pouvait que m’interpeller et surtout me laisser interrogative.

Pourquoi ?

Parce que … en France, la loi n’autorise pas donneurs et receveurs à se connaître et encore moins se rencontrer. Ce qui n’est pas le cas en Amérique.

C’est ainsi que toute l’histoire commence.

Pour apaiser sa peine après la mort de son petit ami Matt (qui a fait don de ses organes) Emily décide de partir à la recherche de tous les receveurs.

Tout aurait pu être simple après la rencontre des uns et des autres, seulement voilà, le cœur de Matt appartient maintenant à Tom et la jeune femme finit par en tomber amoureuse. Par différents concours de circonstances, Emily omet de dire à Tom que leur rencontre n’est pas vraiment un hasard.

Plus le temps passe et plus il est difficile de l’avouer…

C’est un livre bien écrit qui permet d’aborder plusieurs thèmes.

Pas seulement celui du don d’organes, mais aussi celui du comment réagit-on après la perte brutale d’une personne que l’on aime. Notamment quand a tout juste dix-sept, dix-huit ans.

Quelle force nous pousse un jour à remonter la pente pour vivre à nouveau et s’apercevoir que rien n’est jamais fini, tout peut recommencer.

J’ai apprécié les citations de l’auteur.

J’ai eu l’impression de partir en vacances et de retrouver par la même occasion l’insouciance des vacances l’été de mes dix-sept ans. Sans rien que je demande, il m’est venu la chanson d’Alain Bashung « Vertige de l’amour » et cela m’a fait sourire.

L’écriture de l’auteur, l’ambiance du livre, m’a fait penser par moments à la saga de Jeanine Boissard « L’esprit de famille ». Mention spéciale à la traductrice Vanessa Rubio-Barreau.

C’est un joli cadeau que m’ont fait les Editions Bayard Jeunesse et Babelio que je remercie en bis répétita. 

coeur qui bat © Chronique Nathalie  coeur qui bat ~ 16 mai 2018 ~ 22 : 03

 

Jessi Kirby

 

Jessi KIRBY

 

a grandi à Mammoth Lakes, en Californie. Elle vit actuellement en Californie centrale.

Elle est l'auteur de six romans pour jeunes adultes. Ses romans ont été primés et sont publiés dans plus de vingt pays.

 

 

 

Ce livre est sorti aux Editions BAYARD JEUNESSE

Logo Bayard Jeunesse

 

mardi 8 mai 2018

African Lady ~ Barbara WOOD

couv african lady mars 1997Résumé

Nairobi, Afrique-Orientale anglaise, 1919 : le Kenya est encore une contrée peuplée d'animaux sauvages et de tribus guerrières.
Séduits par l'immensité et la beauté du pays qu'ils ont découvert lors de la Grande Guerre, les colons britanniques arrivent pour bâtir un monde nouveau. Lord Valentin Traverton s'installe à Nyéri, crée une plantation de café et fait construire une somptueuse demeure : Bellatu ; tandis que Grace, sa sœur médecin, fait édifier un dispensaire et une école pour les Africains... Mais l'affrontement des aventuriers blancs et du peuple noir luttant pour sauvegarder l'âme africaine ne tardera pas à bouleverser leur existence.
Aventure et danger, sortilèges et mystères, haines et passions : soixante-dix ans d'histoire kenyane sont retracés ici. Une Afrique disparue renaît, intacte et magique.

   📌J’ai lu, j’écris, je dis…

Difficile de sortir indemne de ces 690 pages et soixante-dix ans d’histoire kenyane. Si l’on aime l’Afrique tant par ses paysages, ses croyances, ses coutumes, et bien sûr, son peuple, il faut lire ce livre.

~ African Lady ~ fait défiler sur une longue période et à travers plusieurs générations l’évolution des mentalités, mettant en exergue ce qu’a pu apporter le peuple noir aux colons anglais et vice et versa.

Comparaison de la médecine (guérisseuse et médecin)
Comparaison des croyances (les dieux et la religion)
Comparaison des coutumes (mariages, excisions etc.)

Et enfin, après la révolution Africaine, ce qui reste de ce métissage de vie, d’amour, de guerre, de culture(s) au sens propre comme au figuré.

Les personnages sont passionnants, l’histoire, l’intrigue, les retournements de situations tout autant. Pas une fois je me suis ennuyé, et malgré les petits caractères, je suis allée jusqu’au bout avec beaucoup de curiosité.

Vraiment dépaysant…

Barbara Wood est un grand écrivain. Je n’aie pas regretté une seule minute d’avoir extrait deux de ses livres, celui-ci et ~ Australian Lady ~ de ma bibliothèque, je n’avais pas lu ces chers « petits », ils dormaient en m’attendant…

© Chronique Nathalie  ~ 08 mai 2018 ~ 16 : 27

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Barbara WOOD

Barbara WOOD

née en Grande-Bretagne, fait ses études en Californie où elle est devenue infirmière. À l’âge de seize ans, elle écrit son premier roman et, voyageuse infatigable, sillonne l’Alaska, l’Égypte, l’Afrique de l’Est et l’Union soviétique.

Traduits en plus de trente langues, ses romans publiés aux Presses de la Cité et tous repris chez Pocket – parmi lesquels L’Étoile de Babylone (2005), La Dernière Chamane (2007), La Femme aux mille secrets (2009), Les Battements du cœur (2010), La Femme du bout du monde (2011), La Fille du loup (2012), La Guérisseuse et le Roi (2013), Inavouable héritage (2014) et L’Île du feu sacré(2015) – sont tous des best-sellers.

En 2016, les Presses de la Cité publient une nouvelle édition de Et l’aube vient après la nuit, repris par Pocket en 2017.

Son dernier roman, Terres d’espérance, paru aux Presses de la Cité en 2017.

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couv 2 en 1

 

Ce livre est sorti aux Editions Presses de la Cité,

 

presses-de-la-cite logo

 

& aux Editions Pocket

 

 

 

 

vendredi 9 mars 2018

Saints et guérisseurs ~ Philippe Carrozza

Couv SAINTS ET GUERISSEURS

 

Résumé

Nous soulagent-ils du mal ?

Tout le monde a déjà entendu parler des rebouteux, des saints guérisseurs et des eaux miraculeuses. Certains osent affirmer avoir été guéris, d'autres doutent ou ne «croient» pas.

Mais quel crédit apporter à ces phénomènes ? Les miracles existent-ils ?

Philippe Carrozza a rencontré une vingtaine d'entre eux. Ils lui parlent de leurs dons qui soulagent les brûlures, font baisser la fièvre, arrêtent les hémorragies, guérissent les entorses... Certains ont accepté de dévoiler leur identité, alors que d'autres préfèrent rester dans l'anonymat. Le sujet reste tabou, car empreint de mysticisme.

L'auteur a également enquêté dans les hauts lieux de dévotion dédiés à la Vierge et aux saints. Qui sont ces pèlerins qui marchent pour obtenir une grâce ou simplement pour dire merci ? Quelle est la place de la prière ? Tous les saints sont-ils efficaces ? Et ces eaux dites miraculeuses, vérité ou superstition ?

Enfin, comment les prêtres exorcistes exercent-ils leur ministère de délivrance? Faut-il croire aux fantômes, aux esprits et au Diable? Comment font ces prêtres et radiesthésistes pour libérer les âmes qui errent sur terre ?

Ces personnages étonnants, témoins inédits, apportent leurs réponses dans cet ouvrage aussi surprenant que passionnant.

 

📌J’ai lu, j’écris, je dis…

Oui, j'ai aimé ce livre et j’en recommande vivement la lecture.

Au fil des pages, Philippe CARROZZA met en lumière toutes ces personnes de l’ombre que sont les guérisseurs, les barreurs de feux, thérapeutes, sourciers et rebouteux, sans oublier les saints qui continuent d’accomplir des guérisons pour les pèlerins ; toutes religions confondues, croyants ou pas, ou seulement en demande.

Mais qui sont-ils vraiment ?

Des gens simples qui se sont vu attribuer en héritage un don. D’un parent, un proche. Par la suite, tous sont dans l’obligation morale de soigner, non, de soulager, à toute heure du jour et de la nuit,  grâce à une prière, une formule, une phrase secrète, sans rien attendre en retour « de peur de perdre leur don ».

J’ai beaucoup aimé le mot « soulageur » qu’emploi l’auteur en interview, il m’est venu le même en lisant.

La première partie égrène les témoignages de leurs interventions. À la fois sur les grands brûlés, les malades en traitement à l’hôpital, face aux hémorragies, mais aussi pour les plus « petits maux » entorses, verrues, sciatiques et bien d’autres. Nous continuons les récits en compagnie de  celles et ceux qui ont un lien avec l’au-delà. En plus de soulager, ils aident à « éloigner »  les défunts  qui hantent les maisons et perturbent grands ou petits.

Pour ne pas avoir qu’un seul courant d’idées, le témoignage d’un médecin permet de rééquilibrer le débat, disons, l’enquête menée sans à priori.

Chacun se fera son avis.

Dans la deuxième partie, les témoignages viennent de ceux qui apaisent les esprits, au sens propre comme au figuré. Je veux parler des prêtres exorcistes. Ces derniers, bien loin de tout ce que l’imagination fertile des cinéastes ont fait défiler sur la toile. Eux aussi ont un rôle bien particulier pour soulager les êtres perturbés...

Je n’étais pas trop fière le soir pour éteindre la lumière en allant me coucher.

Tous racontent…

La troisième partie présente les saints les plus connus et d’autres que j’ai découvert. Il est décrit leur histoire, les lieux et monuments construits à leur effigie, les miracles accomplis et comment les saints le sont devenus.

La quatrième partie est réservée aux eaux miraculeuses, leur pouvoir de guérison, les lieux où elles sont apparues.

La cinquième partie est dédiée à la vierge Marie.

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Une enquête incroyable dans un univers qui m’intrigue et aiguise toujours ma curiosité même après avoir refermé la dernière page de ce livre.

Les témoignages qui se succèdent ne peuvent laisser personne indifférent, les plus cartésiens seront également emportés par les mots, c’est très bien écrit. J’ai eu beaucoup de mal à décrocher tant c’était passionnant, surprenant et très instructif. Sujet à discussion en famille et entre amis.

Je n’ai pas cité le récit éloquent d’un sourcier, super guérisseur, rebouteux, médium, télépathe, géologue qui sais-je encore. Son témoignage est incroyable, il mériterait d’être dans un documentaire télévisé et pourquoi pas dans un film.  

Finalement, il n’y a qu’un ou deux témoignages qui m’ont laissé perplexe quant à leur véracité. Je peux comprendre que l’auteur est choisi de les intégrer à l’enquête. Ces personnes existent, il y a toujours un fond de vrai dans ce qui peut paraître exagéré aux lecteurs qui n’ont pas vu de leurs yeux vus.

Juste pour le détail, les coordonnées téléphoniques des intervenants sont notées.

De quoi donner envie de partir à la rencontre de toutes ces personnes et les remercier d’exister pour faire le bien…

J’ai été agréablement surprise par la présentation calligraphique.  Agrémenté de photos, à la fois des personnes qui ont témoigné, des lieux, monuments, prières.

J’ai beaucoup aimé ce livre. Je remercie les Editions-Weyrich & Babelio de m'avoir permis de découvrir un auteur.

© Chronique Nathalie  ~ 09 mars 2018 ~ 02 : 50

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Philippe Carrozza

 

Philippe Carrozza

 

Licencié en communications sociales - Section Journalisme de l’UCL, Philippe CARROZZA écrit dans les colonnes du quotidien ~ L’Avenir ~ depuis 1989.

Il aime donner la parole à celles et ceux qui croient n’avoir rien à dire, mais dont la vie prouve le contraire...

  L’auteur a déjà publié aux Editions Weyrich :

  • 1940 – 1945
  • Ils ont volé mes plus belles années   
  •  Les Ardennais n’oublieront jamais ~ 2 tomes.
     (recueil de témoignages qu’il a lui-même récoltés)

Ce livre est sorti aux Editions WEYRICH.

Weyrich_edition_B

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samedi 16 avril 2016

Et je danse aussi ~ Anne-Laure BONDOUX et Jean-Claude MOURLEVAT.

Autant vous dire que ce livre est une pépite dont il ne faut absolument pas se priver. Si vous avez l’esprit morose ou tout simplement envie de passer un bon moment, allez donc « danser » avec les auteurs.

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Couv Fleuve Editions - Et je danse aussi Anne-Laure BONDOUX et Jean-Claude MOURLEVAT

Résumé

Un mail comme une bouteille à la mer. D’ordinaire, l’écrivain Pierre-Marie Sotto ne répond jamais aux courriers d’admirateurs. Mais cette Adeline Parmelan n’est pas une « lectrice comme les autres ». Quelque chose dans ses phrases, peut-être, et puis il y a cette épaisse et mystérieuse enveloppe qu’elle lui a fait parvenir – et qu’il n’ose pas ouvrir. Entre le prix Goncourt et la jeune inconnue, une correspondance s’établit qui en dévoile autant qu’elle maquille, de leurs deux solitudes, de leur secret commun…

 

 

 

📌J’ai lu, j’écris, je dis…

Ce qui aurait pu être une simple correspondance numérique entre deux personnes qui ne se sont jamais rencontrées, devient par le style et sa vivacité une histoire qui avance à coups d’éclats de rires répétés. Si la toile de fond s’assombrit parfois de quelques nuages, les mots volent, s’envolent, ricochent, au fil du temps, des dates, de la vie et des évènements, ramenant le soleil et les sourires qui font mal aux fossettes.

A l’heure où tout le monde vit plus ou moins au rythme des mails et de l’interactivité, impossible de ne pas se retrouver quelque peu en Adeline Parmelan qui n’est pas « une lectrice comme les autres », ou en l’écrivain Pierre Marie Sotto qui a oublié de « ne pas aimer les femmes ».  

Deux solitudes unies par un secret commun qui finira tôt ou tard par les obliger à se retrouver « pour de vrai » …

Je dépose « mes » petits points de suspension préférés à dessein (vous comprendrez pourquoi en lisant le livre).

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Couv Pocket - Et je danse aussi Anne-Laure BONDOUX et Jean-Claude MOURLEVAT

Ce livre est sorti chez  Fleuve Editions

FLEUVE-EDITIONS logo

 & aux Editions POCKET


  & aux Editions 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

vendredi 8 avril 2016

“ L’appel de l’Ange ” ~ Guillaume MUSSO.

« Un téléphone portable ?
Au début, vous n’en voyez pas vraiment l’utilité, mais pour ne pas paraître dépassée, vous vous êtes laissé tenter par un modèle très simple avec un forfait basique. Les premiers temps, vous vous êtes parfois surprise à bavarder un peu fort, au restaurant, dans le train ou à la terrasse des cafés. C’est vrai que c’était pratique et rassurant d’avoir toujours la famille et les amis à portée de voix.
Comme tout le monde, vous avez appris à rédiger des SMS en tapant sur un clavier minuscule et vous vous êtes habituée à en envoyer à tour de bras. Comme tout le monde, vous avez renoncé  à votre agenda pour le remplacer par sa version électronique. Avec application, vous avez saisi dans le répertoire les numéros de vos connaissances, de votre famille et de votre amant. Vous y avez camouflé ceux de vos ex ainsi que le code de votre carte bleue qu’il vous arrive d’oublier. Même s’il prenait des clichés de piètre qualité, vous avez utilisé l’appareil de votre portable. C’était sympa d’avoir toujours sur soi une photo rigolote à montrer aux collègues.
D’ailleurs, tout le monde faisait pareil.
L’objet collait à l’époque : les cloisons s’effaçaient entre vie intime, vie professionnelle et vie sociale. Surtout, le quotidien était devenu plus urgent, plus flexible, nécessitant en permanence de jongler avec votre emploi du temps […]

Extrait du Prologue qui m’a fait sourire tant il collait à la réalité.

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 Couverture L'appel de l'ange Guillaume MUSSO

Résumé

Dans leur téléphone,
Il y avait toute leur vie...
New York, Aéroport Kennedy.
Un homme et une femme se télescopent. En ramassant leurs affaires Madeline et Jonathan échangent leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 Kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais…

 

 📌J’ai lu, j’écris, je dis… 

Oui, j’ai aimé ce livre.
Je voulais découvrir l’écriture de Guillaume MUSSO à savoir s’il était à la hauteur de sa belle réputation. C’est donc avec « L’appel de l’Ange » que je l’ai fait.

L’auteur fait défiler l’histoire un peu comme on déroule un film de souvenirs, une anecdote qui pourrait arriver au tout un chacun et qui finit par prendre au fil des pages des proportions gigantesques.

De nos jours, le téléphone portable revêt  pour certains une telle importance , il en devient le point de départ du livre, puis, le fil conducteur, autour et avec les personnages. Entre San Francisco, Paris, New York, romance, secrets, trahison, intrigues, pègre, meurtres, enquêtes, de quoi se plaire dans cet univers multiple.

Les clins d’œil aux fleurs, à la gastronomie, à moins que ça ne soit l’inverse, ne se refusent pas, comme un petit aparté détente alors qu’une trame « thrillesque » nous attend un peu plus loin. Ce dernier nous fait d'ailleurs basculer d’un lieu à l’autre, le téléphone toujours en toile de fond.  

Madeline & Jonathan, Elle & Lui, tenus par un lien invisible, imprévu, surtout pour répondre à « L’appel de l’Ange ».

J’ai apprécié les citations tout au long du livre et le fait d’intégrer, de-ci delà, une référence à la vie actuelle, l’actualité sans y entrer vraiment. Une manière comme une autre d’impliquer le lecteur sans l’envoyer trop loin dans le temps, mais bien dans « son » temps…

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(c) Photo-Emanuele-Scorcelletti - GUILLAUME MUSSO

Guillaume MUSSO, est né en 1974 à Antibes, il rencontre la littérature à dix ans, passant une bonne partie de ses vacances dans les murs de la bibliothèque municipale dirigée par sa mère.

Il commence à écrire lorsqu’il est étudiant. A 19 ans, fasciné par les Etats-Unis, il séjourne plusieurs mois à New York et dans le New Jersey. Il y travaille comme vendeur de crèmes glacées et cohabite avec des travailleurs de toutes nationalités. Il dit avoir beaucoup appris de cette période. En tout cas, il rentre en France avec des idées de romans plein la tête.

Il passe une licence de sciences économiques et réussit le Capes de sciences-éco, pour exercer avec conviction le métier de professeur.

Après un accident de voiture, il débute l’écriture d’une histoire ayant pour point de départ une Expérience de Mort Imminente vécue par un enfant. Et Après… sort en librairie en janvier 2004. Porté par une atmosphère unique et une écriture moderne, le roman séduit les lecteurs dès sa parution. Grâce au bouche à oreille, il sera vendu à près de trois millions d’exemplaires dans le monde et traduit dans une vingtaine de langues.
Cette incroyable rencontre avec les lecteurs se poursuit par l’immense succès de tous ses titres : Sauve-moi, Seras-tu là ?, Parce que je t’aime, Je reviens te chercher, Que serais-je sans toi ?, La Fille de Papier, L’Appel de l’ange, 7 ans après, Demain et Central Park…

Mêlant intensité, suspense et amour, ses romans ont fait de lui un des auteurs français favoris du grand public, traduit dans le monde entier, et adapté au cinéma.

Post-Scriptum :

Couverture POCKET L'appel de l'ange Guillaume MUSSO

 

 

 

Ce livre est sorti aux Editions XO

xo-editions

& aux Editions POCKET

 

 

lundi 8 février 2016

“ Pourquoi Personne ne m’a aidée ? ” ~ Toni Maguire ~ Jackie Holmes.

« Ceux qui ont quelque chose à perdre le protège, alors que ceux qui n’ont plus d’estime de soi ne font pas attention à l’opinion des autres. »

Phrase extraite du livre que j’ai trouvé très juste.

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 Traduit de l’Anglais par Ariane MAKSIOUTINE.

Couverture Pourquoi personne ne m'a aidée

 

 Résumé

Jackie est une enfant non désirée. Ses parents, qui ne veulent pas s’en occuper, la laissent souvent chez son oncle. C’est là, alors qu’elle n’a pas dix ans, que le cauchemar commence. Quand sa petite nièce est à la maison, son oncle invite des amis. Jackie est abusée et souvent battue. Parfois, d’autres enfants la rejoignent et subissent le même martyre. Noyée sous la honte, Jackie se tait pendant des années. Jusqu’au jour où, incapable d’en supporter plus, elle décide de changer de vie. Mais on n’échappe pas si facilement à son passé : son oncle et sa maison des horreurs la hantent et le cauchemar n’est malheureusement pas terminé…

 

 

 📌J’ai lu, j’écris, je dis… 

Bien que ce soit éprouvant, oui, j’ai aimé ce livre.
Il est impossible de rester indifférent à la retranscription de ce bouleversant témoignage.

L’histoire de Jackie est hélas le reflet de milliers d’enfants abusés dans le monde, où comment une petite fille de cinq ans délaissée, rejetée par ses parents, devient la proie et le jouet sexuel de son oncle et de ses « amis ».

Tout commence par un jeu, couvert par la confiance envers un adulte attentif et attentionné, pour finir par la prise obligatoire de drogue et subir des viols à répétition. Ceci avec l’accord ignorant et bienveillant de la famille.

Ni l’agressivité de Jackie à la maison, à l’école, les troubles inexplicables n’aiguilleront les services sociaux, les médecins ou autres. Pourtant, l’autodestruction, les vomissements réguliers, le dédoublement de la personnalité et la régression auraient dû éveiller les professionnels de santé croisés sur son chemin.

Heureusement, tôt ou tard arrive le sursaut de la rébellion dont celui de la jeune Jackie ayant grandi, les dégâts psychiques sont hélas à ce moment-là irrémédiables.

Entre Dave et Jackie, le lien de l’enfance brisée par ces sévices sera indestructible. Si la drogue, l’alcool et plus tard la prostitution continueront à les poursuivre, l’amour qu’ils éprouvent l’un pour l’autre perdurera toujours. Même leur départ vers Londres ne les sauvera pas de la misère et de la rue.

Cependant, la vie réserve bien des surprises et des retournements de situation. Des anges protecteurs permettent des transitions imprévues et une remise sur les rails. C’est ce qui arrivera à la petite Jackie après de longues années d’errance et de souffrance…


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Toni Maguire

 

 

Toni Maguire, est anglaise. Après avoir vécu 20 ans à Londres, elle partage aujourd'hui son temps entre Norfolk, en Angleterre, et Le Cap, en Afrique du Sud.

 

 


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Couverture Pourquoi personne ne m'a aidée LIVRE DE POCHE

 

Ce livre est sorti aux Editions City
 

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& aux Editions Le Livre de Poche

 

lundi 28 décembre 2015

“ La fille sauvage ” ~ Jim Fergus.

 Des communautés peuvent-elles se comprendre lorsque leurs interprétations de la condition humaine se contredisent à tous les points de vue ? Une culture donnée peut-elle parler d’une autre dans ses termes à elle, sans se croire obligée de se l’approprier brutalement, sans lui renvoyer son image en la refusant tout bonnement ? […] Saurons-nous jamais échapper à nos îlots de province et naviguer d’un monde à l’autre ? ” 

Paul B. Armstrong –
Play And Cultural Differences
Kenion Review NS 13 (Hiver 1991)

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J’ai extrait cette citation de Paul B. Armstrong parmi les trois que Jim Fergus a sélectionné pour commencer son livre, c’est à mon avis celle qui résume le mieux l’ensemble de l’histoire.

Couv cherche midi Jim Fergus roman

 

 

 

 

Résumé

En 1832, au cœur de la Sierra Madre, un chasseur de pumas fait une bien étrange capture : celle de la Niña Bronca, jeune femme appartenant à l’une des dernières tribus apaches vivant à l’état « sauvage » dans les montagnes du Mexique. Devenue bête de foire, ligotée sur le sol glacial d’une cellule, elle ne souhaite plus qu’une seule chose : se laisser mourir. C’est compter sans l’aide miraculeuse de Ned Giles, apprenti photographe qui, accompagné d’une anthropologue, d’un étudiant et de deux éclaireurs indiens, va braver la mort et les dangers afin de ramener l’envoûtante sauvageonne parmi les siens.

 

 📌J’ai lu, j’écris, je dis…  

Oui, j’ai aimé ce livre, il m’a donné envie de relire “ Mille femmes blanches ” que j’avais adoré.

Mention spéciale de félicitations pour le traducteur Jean-Luc Piningre. Depuis quelques  années, les traductions me fatiguent et me laissent pour le coup avec un avis en demi-teinte quant à la qualité de l’histoire.

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Certes, j’ai trouvé un peu long… avant d’arriver aux pieds des montagnes et faire partie de « La Grande Expédition » pour récupérer Fernando Huerta, l’enfant enlevé par les apaches.

Je me pose encore la question aujourd’hui, comment de Chicago, j’ai pu vivre de telles aventures jusqu’à Douglas, au Mexique. Car oui, c’est bien là que tout commence vraiment, le reste n’est qu’un décor qui nous conduit peu à peu à découvrir les personnages.

Tout d’abord et surtout Ned, qui, au fil de ses carnets de notes, nous fait entrer à chaque chapitre dans une nouvelle aventure, à la palette de couleurs, une atmosphère, un regard différent.

La perte de ses parents, son jeune âge (17 ans), son amour de la photographie, un concours de circonstances, je dirais son destin, vont le mener à rencontrer et se lier à des personnalités au caractère bien trempé. Chacun ayant une faille plus ou moins visible. Malgré leurs imperfections, c’est ce qui m’a fait les aimer.

De Big Wade le vieux journaliste, à Tolley l’homosexuel à l’humour ravageur, en passant par Margaret l’anthropologue qui n’a peur de rien , Joseph l’ancien apache scout et Albert son petit-fils, Billy Flower le chasseur de pumas, Harold Browning le serviteur à la classe anglaise, le « petit » Jésus qui a peur de tout mais veut toujours y être, Indio Juan, l’apache fou, Charley Mc Comas, le géant roux devenu Chef Apache respecté & enfin Chidéh « la femme peinte en blanc » ou Daalk’idea ‘aguudzaa, je veux parler bien sûr de “ la fille sauvage ”…

Depuis des lustres j’ai toujours été fasciné par l’univers des indiens d’Amérique, leur culture, leurs croyances, leur sagesse, la magie, tout l’univers qui entoure ces peuples. Et si ce roman démontre bien comment la violence engendre la violence, souvent par incompréhension et non-respect de l’autre, à ne plus savoir qui est le « plus » pire du pire,  il est aussi un formidable espoir.

L’amour est le langage universel, il sait mettre à terre toutes les différences.   

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Jim Fergus,  est né à Chicago d’une mère française et d’un père américain. Il suit ses études secondaires dans le Massachussetts et obtient son diplôme universitaire en littérature anglaise au Colorado College. Il voyage beaucoup et vit durant ces années dans le Colorado, en Floride, aux Antilles, en Idaho, en France et en Arizona. Durant dix ans il a enseigné le tennis dans le Colorado et la Floride et en 1980 il s’est installé à Rand, un petit village du Colorado afin de commencer à plein temps sa carrière d’écrivain journaliste indépendant.
Actuellement, Jim Fergus partage son temps entre le sud de l’Arizona, le nord du Colorado et la France.

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Ce livre est sorti aux Editions Le Cherche Midi,

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samedi 26 décembre 2015

“ Un avion sans elle ” ~ Michel Bussi.

couv un avion sans elle

 

J’ai recensé dans ce cahier tous les indices, toutes les pistes, toutes les hypothèses. Dix-huit ans d’enquête. Tout est consigné dans cette centaine de pages. Si vous les avez lues avec attention, vous en savez maintenant autant que moi. Peut-être serez-vous plus perspicaces ? Peut-être suivrez-vous une direction que j’ai négligée ? Peut-être trouverez-vous la clé, s’il en existe une ? Peut-être…
Pourquoi pas ?
Pour moi, c’est terminé.
Dire que je n’ai ni regrets ni remords serait exagéré, mais j’ai fait du mieux que je pouvais.

 

*

Vous penserez sans doute que c’est une bien étrange entrée en matière pour présenter ma première chronique, si tant est qu’elle en soit une. Disons que cet extrait est une manière comme une autre de regarder par le trou de la serrure de cette formidable histoire de famille, pleine de rebondissements, ceci jusqu’à la dernière page. Comment dire sans dévoiler... là est la question.

 

📌J’ai lu, j’écris, je dis…

Oui, j’ai aimé ce livre. J’ai découvert un auteur, une écriture, ce qui est sûr, c’est que je vais continuer à suivre la route et les mots de Michel Bussi.

Comment ne pas s’attacher aux personnages et cette belle intrigue ?

Emilie, non, Lyse-Rose, en fait, un peu des deux avec Lylie. Petite « libellule » de trois mois, tombée du ciel et seule rescapée lors d’un crash d’avion sur le Mont Terrible en 1980, reçoit pour ses 18 ans un énigmatique cahier qui va être l’objet de multiples questions.

Marc Vitral, son frère, est le lien central entre les familles Vitral et Carville qui se disputent la petite Lylie depuis l’accident, bien que la justice ait tranché en faveur des Vitral.À la demande de la richissime Madame Carville, apparaît le plus gentleman arnaqueur au grand cœur des détectives, le bien nommé Crédule Grand-Duc.

Pendant dix-huit longues années, Grand-Duc va mener son enquête, afin de découvrir la véritable identité de Lylie. Il nous fait voyager de Turquie à Paris en passant par le Jura à la limite de la Suisse.

C’est par son précieux carnet de notes que Marc, Lylie, sans oublier l’attachante Malvina à « l’humour thérapeutique », pourront remonter le temps pour mieux construire leur avenir à tous.

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Michel Bussi, professeur à l'université de Rouen, a notamment publié aux Presses de la Cité - Nymphéas noirs, polar français le plus primé en 2011 (Prix Polar méditerranéen, prix Polar Michel Lebrun de la 25e heure du Livre du Mans, prix des lecteurs du Festival Polar de Cognac, Grand Prix Gustave Flaubert, prix Goutte de Sang d'encre de Vienne).

Un avion sans elle a reçu le prix Maison de la Presse en 2012, ainsi que le Prix du Roman populaire. Il s'est déjà vendu à plus de 550 000 exemplaires en France, il est actuellement traduit en une vingtaine de langues et les droits ont été vendus pour le cinéma.

Il est aussi l'auteur, toujours aux Presses de la Cité, de Ne lâche pas ma main (2013), N'oublier jamais (2014) et Gravé dans le sable (2014).


Post-Scriptum :

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Ce livre est sorti aux Editions Presses de la Cité,

 

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