Je lis, donc, je dis

lundi 16 juillet 2018

~ Petit Piment ~ Alain MABANCKOU

Couverture PETIT PIMENT Alain MABANCKOU

Résumé Editeur

Jeune orphelin de Pointe-Noire, Petit Piment effectue sa scolarité dans une institution placée sous l’autorité abusive et corrompue de Dieudonné Ngoulmoumako. Arrive bientôt la révolution socialiste, les cartes sont redistribuées. L’aventure commence. Elle le conduira notamment chez Maman Fiat 500 et ses dix filles, et la vie semble enfin lui sourire dans la gaité quotidienne de cette maison pas si close que ça, où il rend toutes sortes de services. Jusqu’à ce que ce bonheur s’écroule. Petit Piment finit par perdre la tête, mais pas le nord : il sait qu’il a une vengeance à prendre contre celui qui a brisé son destin.

Dans ce roman envoûté et envoûtant, l’auteur renoue avec le territoire de son enfance, et sait parfaitement allier la naïveté et la lucidité pour nous faire épouser le point de vue de ses personnages.

Finaliste du Man Booker Prize International 2015, Alain Mabanckou est l’auteur d’une dizaine de romans dont Verre Cassé (2005) et Mémoires de Porc-épic ( prix Renaudot 2006 ). Son œuvre est traduite dans une vingtaine de langues. Il enseigne la littérature francophone à l’Université de Californie-Los Angeles (UCLA).

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📌J’ai lu, j’écris, je dis…

Je viens de terminer l’histoire de « Petit Piment » et il m’a fait vivre de nombreuses aventures et mésaventures.

Je n’avais jamais lu de livre de Alain Mabanckou.

Alors que j’avançais en terre africaine, Pointe-Noire pour ne pas la nommer, par la voix de son écriture, j’entendais presque celle de Marcel Pagnol à Marseille ou dans ses collines.

Certes, les paysages et les péripéties des personnages des deux écrivains ne se comparent pas, pourtant, au fil des pages, j’écoutais ce parler presque identique, avec parfois quelques éclats de rire qui m’échappaient et s’envolaient deci-delà.

« Petit Piment », orphelin de son état, va devoir affronter les petits et grands « diables » que nous avons tous croisés au moins une fois au détour de notre enfance. Que ce soit à l’école, puis, plus grand, dans la vie. La sensibilité et la fragilité construisent et déconstruisent, nous ne sommes pas tous fait du même bois, Petit Piment finit par en « perdre le nord » ou plutôt, devrais-je dire « le sud ».

Qu’ai-je pu bien penser de ce livre ?

Il faut d’abord que je souligne qu'en tant que lectrice, je suis comme une vieille torpédo au démarrage (sourire), il me faut toujours un peu plus de temps comparé à d'autres lecteurophages pour vraiment entrer dans l’histoire.

Avec celui-ci, je suis allée plus rapidement car l’écriture est belle. Bien qu’ils soient peu nombreux, j’ai eu du mal avec les passages où l’auteur parle politique. Et j’ai définitivement renoncé à enregistrer les noms et prénoms à rallonge que seul un africain peut arriver à garder en mémoire. Ne serait-ce que celui de Petit Piment « Tokumisa Nzambe po Mose yamoyindo abotami namboka ya Bakoko » soit en français « Rendons grâce à Dieu, le Moïse noir est né sur la terre des ancêtres »…

Si vous voulez passer un agréable moment, avoir un aparté avec l’enfance, lisez ce livre, il est extra !

© Chronique Nathalie  ~ 16 juillet 2018 ~ 18 :19

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Alain Mabanckou PROFIL AUTEUR

Alain Mabanckou

passe son enfance dans la ville côtière de Pointe-Noire où il obtient un baccalauréat en Lettres et Philosophie au Lycée Karl-Marx. Il s’oriente alors vers le droit, sa mère souhaitant qu’il devienne magistrat ou avocat. Après un premier cycle de droit privé à l’Université Marien-Ngouabi à Brazzaville, il obtient une bourse d’études et s’envole pour la France à l’âge de 22 ans, avec déjà quelques manuscrits dans ses affaires, des recueils de poèmes pour la plupart, qu’il commencera à publier trois ans plus tard.


Après un DEA de droit à l'Université de Paris-Dauphine, il travaille une dizaine d'années dans le groupe Suez-Lyonnaise des Eaux, mais se consacre de plus en plus à l'écriture avec la parution en 1998 de son premier roman Bleu-Blanc-Rouge qui lui vaut le Grand Prix Littéraire de l'Afrique noire. À partir de cette date, il ne cessera de publier avec régularité, aussi bien de la prose que de la poésie. C'est surtout le roman qui le révèle au grand public, avec notamment Verre cassé, unanimement salué par la presse, la critique et les lecteurs ; puis Mémoires de porc-épic qui lui vaut en 2006 l'obtention du Prix Renaudot. Les deux romans sont parus aux éditions du Seuil, respectivement en 2005 et en 2006.

Écrivain en résidence en 2002, il enseigna la littérature francophone à Ann Arbor pendant trois ans avant d'être remarqué par l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) qui l'invite d'abord comme Visiting Professor en 2006 puis le nomme Professeur titulaire (Full Professor) de littérature francophone en 2007. Il vit aujourd'hui à Santa Monica, en Californie.

Ses œuvres sont traduites dans une quinzaine de langues dont l’anglais, l’américain, l’hébreu, le coréen, l’espagnol, le polonais, le catalan et l’italien. Verre cassé a fait l’objet de plusieurs adaptations théâtrales.

En 2007 reparaissent les écrits poétiques d'Alain Mabanckou, chez Points-Seuil, sous le titre de Tant que les arbres s’enracineront dans la terre, ainsi que le livre qu’il consacre à l’écrivain James Baldwin, Lettre à Jimmy (Fayard), à l’occasion du vingtième anniversaire de la mort de l’écrivain américain. En 2008 Alain Mabanckou a traduit de l'anglais au français le jeune prodige des lettres américaines, Uzodinma Iweala, d'origine nigériane, auteur de Beasts of no nation, (Bêtes sans patrie, Éd. de L'Olivier). Le roman Black Bazar, paru aux Éditions du Seuil le 8 janvier 2009 a été classé parmi les 20 meilleures ventes de livres en France  dans les listes de L'Express, du Nouvel Observateur et de Livres Hebdo. Demain j'aurai vingt ans, roman paru en 2010 marque son entrée dans la collection Blanche des éditions Gallimard. Cette œuvre a été couronnée par le Prix Georges Brassens 2010.

Dans un entretien de 2009 avec Evene.fr, il souligne que « le danger pour l'écrivain noir est de s'enfermer dans sa "noirceur", comme dirait Frantz Fanon. Il ne s'agit pas de tomber dans le piège de l'affrontement basique entre la civilisation noire et blanche. L'autocritique est essentielle si l'on veut ensuite poser un regard juste sur le reste du monde ».
C'est ce qui se dégage dans son essai Le Sanglot de l'homme noir, paru chez Fayard en janvier 2012 et classé dans les meilleures ventes d'essais et documents (palmarès de L'Express et Tite-Live)

En 2010 Alain Mabanckou a été nommé par décret du Président de la République française au grade de Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur.

En 2012 l'Académie française lui a décerné le Grand Prix de littérature Henri Gal (prix de l'Institut de France doté d'un montant de 40.000 euros et qui couronne l'ensemble de l'oeuvre d'un écrivain).

En 2013 la Fondation Prince Pierre de Monaco salue l’ensemble de son œuvre.

Après vingt-trois ans d’absence, Alain Mabanckou est retourné à Pointe-Noire, ville portuaire du Congo : l'écrivain évoque ce retour dans Lumières de Pointe-Noire, paru en janvier 2013 aux Editions du Seuil - Collection Fiction & Cie.

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Ce livre est sorti aux Editions du Seuil

 Seuil Editions

 

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samedi 7 juillet 2018

Le cœur cousu ~ de Carole Martinez

Le cœur cousu Carole Martinez Couv Gallimard

Résumé Editeur

«Écoutez, mes sœurs !
Écoutez cette rumeur qui emplit la nuit !
Écoutez... le bruit des mères !

Des choses sacrées se murmurent dans l'ombre des cuisines. Au fond des vieilles casseroles, dans des odeurs d'épices, magie et recette se côtoient.
Les douleurs muettes de nos mères leur ont bâillonné le cœur. Leurs plaintes sont passées dans les soupes : larmes de lait, de sang, larmes épicées, saveurs salées, sucrées. Onctueuses larmes au palais des hommes !»

Frasquita Carasco a dans son village du sud de l'Espagne une réputation de magicienne, ou de sorcière. Ses dons se transmettent aux vêtements qu'elle coud, aux objets qu'elle brode : les fleurs de tissu créées pour une robe de mariée sont tellement vivantes qu'elles faneront sous le regard jaloux des villageoises ; un éventail reproduit avec une telle perfection les ailes d'un papillon qu'il s'envolera par la fenêtre ; le cœur de soie qu'elle cache sous le vêtement de la Madone menée en procession semble palpiter miraculeusement...

Frasquita a été jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs. Réprouvée par le village pour cet adultère, la voilà condamnée à l'errance à travers l'Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang, suivie de ses marmots eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels...

Le roman fait alterner les passages lyriques et les anecdotes cocasses ou cruelles.

Le merveilleux ici n'est jamais forcé : il s'inscrit naturellement dans le cycle tragique de la vie.

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📌J’ai lu, j’écris, je dis…

Je viens de terminer « Le cœur cousu » en me disant que j’étais finalement bien loin de m’imaginer où l’auteur aller m’emmener. Certes le résumé de l’éditeur donne un bon aperçu des étapes que va vivre Frasquita, mais je peux dire que je n’ai jamais lu une histoire pareille.

Je me suis longuement interrogée à savoir si j’entrais dans un conte ou la réalité. Impossible à départager jusqu’à la dernière page tant le fil s’emmêle et s’entremêle l’un dans l’autre.

C’est en tout cas un formidable hommage à la famille et ses traditions. Ses croyances, le surnaturel, la transmission.

Et l’on ressent l’admiration de l’auteur pour le talent artistique que l’on retrouve dans tous ces petits villages perdus et isolés, ici en Espagne, mais cela aurait tout aussi bien pu être en Italie, en Corse ou Cilaos, notamment par la couture et la broderie, mais aussi le dessin, le chant.

Chaque personnage de la famille à Frasquita, laisse planer  le surnaturel qui nous encercle jusqu’à la fin. J’étais donc parfaitement dans mon élément, pour tout d’ailleurs.

Le seul moment où j’ai trouvé un peu long, a été le passage « révolutionnaire » bien que je comprenne qu’il figure dans le texte. Et puis, je ne sais pas pourquoi tant de références aux poules, coq, plumes et au sang… mystère que seule Carole Martinez pourrait m’expliquer.

Si l’on veut passer d’un monde à l’autre, ce livre est à lire absolument, dépaysement assuré !

© Chronique Nathalie  ~ 07 juillet 2018 ~ 00 : 33 

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Carole Martinez

Carole Martinez

née en 1966, est romancière et professeure de français.

Son premier roman, "Le cœur cousu", a été récompensé par quinze prix littéraires, dont le prix Renaudot des lycéens en 2007.

Son deuxième roman, "Du domaine des murmures", a lui aussi été acclamé par la critique. Publié en 2011, il a notamment reçu le prix Goncourt des lycéens.

En 2016, Carole Martinez a publié "La Terre qui penche", qui témoigne a nouveau de son immense talent, de cet univers si singulier, entre magie et songe, sensualité et violence, petite et grande Histoire.

 

Ce livre est sorti aux Editions Gallimard

logo Gallimard

Le coeur cousu Carole Martinez Couv FOLIO

 

 

 

 

 

& aux Editions Folio

 




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mardi 3 juillet 2018

108 perles de sagesses du DALAÏ-LAMA pour parvenir à la sérénité - LIZZIE

Remerciements LIZZIE

Auteurs :

Dalaï Lama
Tich Nhat Hanh
Catherine Barry
THICH NHAT HANH
Dalaï Lama XIV

Recueillies et présentées par Catherine BARRY
LU par CHRISTIAN BOBET

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Résumé Editeur :

108 est un nombre sacré pour les bouddhistes.

C'est le nombre de perles que contiennent les rosaires grâce auxquels les moines récitent les mantras pour pacifier leur esprit.

Catherine Barry a donc naturellement rassemblé 108 méditations du Dalaï-Lama qui nous guident sur le chemin de la sérénité.

Les enseignements du chef spirituel du Tibet nous inspirent afin d'atteindre notre vrai potentiel. Un travail sur soi nécessaire pour trouver la paix.

Sa Sainteté le DALAÏ-LAMA est le chef spirituel du Tibet. Depuis 1959, Tenzin Gyatso, XIVe Dalaï-Lama, vit en exil à Dharamsala, dans le nord de l'Inde, où il s'est réfugié après l'invasion du Tibet par la Chine. Il est lauréat du prix Nobel de la Paix.

108-perles-de-sagesse-pour-parvenir-a-la-serenite Presses de la Renaissance

 

📌 J’ai lu, j’écris, je dis…

 

Tout d’abord, je veux remercier LIZZIE, la toute nouvelle collection de livres audio, pour ce cadeau. C’est en participant à un concours que j’ai découvert cette manière différente de lire.

Pour revenir à mes « perles » de la sagesse et de la sérénité, une fois transféré le livre audio sur mon lecteur Mp3 et m’être installée confortablement, le casque sur les oreilles, j’ai laissé glisser la voix de Christian Bobet.

Certes, un peu surprise, mais pas tant que ça finalement, puisque habituée aux podcasts radiophoniques. Le choix de celui qui va prêter sa voix au livre et malgré tout très important pour atteindre celui qui de l’autre côté va écouter.

En tête LIZZIE

Après une présentation de la religion bouddhiste, les « perles de sagesse » sont égrenées les unes après les autres après un petit « dreling » de clochette.

Je suis de confession chrétienne, personnellement, je ne considère pas le bouddhisme comme une religion, mais plutôt comme une manière différente d’appréhender la vie.

Ce livre n’est donc absolument pas réservé à un courant de pensée, chacun ira puiser ce qu’il estime être le meilleur pour accéder à la sérénité.

Il peut être lu d’un trait, comme je l’ai fait, ou à la « perle » piochée au hasard. Voire repris, réécouté, tous les jours. Pour toutes celles et ceux qui ont besoin de bien être, d'être apaisés.

©  Texte Nathalie  K ~ 03 juillet 2018 ~ 17 : 15
 

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Ce livre est sorti aux Editions Presses de la Renaissance

 presses-de-la-renaissance LOGO

 

 

 

 

(c) Nathalie K

 

 

 

 


LIZZIE

(retrouvez le catalogue sur lizzie.audio ou lisez.com)

108-perles-de-sagesse-pour-parvenir-a-la-serenite POCKET

 

 

Chez POCKET

 

 

 

mercredi 6 juin 2018

Sept roses rouges pour Rachel ~ Marie-Christophe-Ruata-Arn

(c) Montage photo Perso Nathalie K

Résumé Editeur

Elena est furieuse.

Elle doit suivre sa mère dans un village paumé d'Italie pour régler une affaire de famille au lieu de faire la fête avec son amoureux musicien et ses amies. La nonna Rachel, mère de sa mère, est décédée et il faut vider la maison.
Sur place, les affaires se compliquent, les entrepreneurs refusent de s'en occuper, prétextant qu'elle est hantée. Pour tous les villageois, Rachel était un peu spéciale, parfois, on l'apercevait danser seule la nuit au bras d'un cavalier invisible...

Sept-roses-rouges-pour-Rachel

📌J’ai lu, j’écris, je dis…


Il n’est jamais très intéressant de suivre sa mère en Italie quand on a dix-huit-ans, particulièrement quand la destination finale se trouve en rase campagne, lorsqu’il fait une chaleur caniculaire,  que ses deux super copines et son petit ami musicien restent à Genève.

Aussi, Helena, personnage principal de notre histoire, n’est pas vraiment à la fête quand elle doit s’y résoudre. D’autant, que le programme des vacances consiste à faire des cartons pour débarrasser la maison de sa grand-mère décédée, la Nonna Rachel. Cela aurait pu en effet être rébarbatif, si la maison n’avait eu une réputation à faire trembler le village de peur, surtout le cousin Luigi !

Bien étrange de trouver une maison fraîche, propre et bien rangée, quand elle est restée fermée pendant toute une année. Dès l’ouverture de la porte d’entrée,  Helena et Virna ont l’impression que quelqu’un occupe encore les lieux…

Alors qu’Helena n’avait qu’une hâte, rejoindre Arthur son petit ami, lorsqu’ elle apprend qu’il en aime une autre, plus rien ne l’oblige à venir le retrouver. Elle propose donc un marché qui ne peut qu’arranger sa mère n’ayant pas en ce qui la concerne de temps à perdre. 

S'occuper seule de vider la maison en échange du studio qu’habituellement ses parents prêtent aux amis.

Une fois seule, Helena, toute à son travail et ses responsabilités, voit arriver à intervalles réguliers, dans un vrombissement et une nuée rouge, Tita (avec une tache de sang sur le ventre). Ce dernier, fantôme gardien des lieux, ancien amant toujours amoureux transi de sa grand-mère Rachel.

La peur légitime qu’éprouve Helena à sa première apparition, finit par disparaître et laisse place au fur et à mesure de leurs conversations, à une tendre complicité.

Ils ont tous deux sept jours pour résoudre l’énigme.

  • Pourquoi les anciens amoureux ne se sont pas retrouvés à la mort de Rachel.
  • Pourquoi Tita rôde encore dans la maison.
  • Que s’est-il réellement passé entre eux.
  • Qu’est-ce qui a bien pu arriver à Tita et sa mystérieuse tâche de sang au ventre.


L’amour saura-t-il à nouveau réunir Tita et Rachel …

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Bien que je sois aujourd’hui une « grande », j’ai lu ce roman d’un trait.
C'est fluide et bien écrit.

J’ai apprécié le voyage en Italie avec Helena et me plonger dans cette belle histoire qui rend hommage à la grand-mère de l’auteur sans doute, la fameuse nonna Rachel, ainsi qu'aux lieux, aux objets, à la famille.

Instant sourire avec cette touche de surnaturel pour pimenter le tout, qui m’a fait penser par moments à Harry Potter, mais aussi vers la fin à « Dirty dancing » et son « bébé » avec les dialogues entre Arthur et Helena.

J’ai souris souvent et je me suis remémoré mes souvenirs d’ado. Je me souviens très bien de mes départs à reculons au même âge lorsque mes parents, comme chaque année, passaient les vacances dans la maison de ma grand-mère dans les basses alpes… à 16 ans, j’avais fini par obtenir de ne pas partir, rester seule ou presque, promettant d’être sage comme une image... sans eux. Ce que je n’avais pas fait. Les 400 coups avec la bande de copains copines avaient été plus d’actualité.

La surprise de lecture a été de découvrir la culture du riz en Italie. Quand on me parle d’Italie, je pense pâtes, café, cappuccino, pizzas, champs d'oliviers, de fruitiers etc., pas du tout aux rizières…

Enfin et pour finir, 265 pages que je n’ai pas vu passer, avec en bonus de fin, une photo splendide !

© Chronique Nathalie  K ~ 6 juin 2018 ~ 23 : 37

Merci Babelio &

masse_critique

La voici, la voilà...

(c) Capture Photo Nathalie K_DSCN1633

Marie-Christophe-Ruata-Arn

Née à Genève où elle a fait toutes ses études, Marie-Christophe Ruata-Arn a une double formation d’architecte-urbaniste et de scénariste. Auteur de plusieurs pièces de théâtre pour marionnettes et de bande dessinée pour adultes (éditions Delcourt), elle a également travaillé comme scénariste pour les programmes jeunesse de la Télévision Suisse Romande.

Côté passion, elle est membre du groupe de rock "Le Beau Lac de Bâle" depuis 1982. En 2016, elle a fondé « The Lawdy Mamas, un groupe de rock de musiciennes qui fait un hommage à Steppenwolf.

Elle partage désormais son temps entre l'écriture de textes pour le jeune public et son travail pour une revue d'architecture.

Marie-Christophe Ruata-Arn aime aller à la rencontre de ses lecteurs et participe à de nombreux ateliers d'écriture dans les établissements scolaires, en Suisse comme en France.

Autres romans aux Editions La joie de Lire :

Collection Hibouk

LOGO Editions La joie de lire

 

  • Mathilda à l’heure d’été

 

 

 

Collection Récits

LOGO Editions La joie de lire

 

  • Nina au paradis
  • Un secret de famille
  • Qui a volé la marionnette ?

 

 

 

jeudi 24 mai 2018

Il est toujours minuit quelque part ~ Cedric LALAURY

Couv il est toujours minuit quelque part CEDRIC LALAURYRésumé

ET SI VOTRE SECRET LE PLUS NOIR DEVENAIT UN ROMAN A SUCCES ?

Bill Herrington est un homme heureux.
La cinquantaine approchant, mari et père comblé, il occupe un poste de professeur de littérature dans une prestigieuse université américaine. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes...

Jusqu'au jour où il trouve dans son casier l'exemplaire d'un roman à sensation publié par un mystérieux inconnu : R. P. Kirkpatrick. Pas de quoi chambouler Bill.

A un détail près : il s'agit d'une histoire vraie.

Celle d'un crime dont il était persuadé que personne n'en avait jamais eu connaissance. Sur une île qu'il aurait voulu oublier pour toujours.

Cet ouvrage envahit bientôt l'existence de Bill et contamine tout autour de lui. Sa vie paisible et confortable ainsi que son équilibre psychologique vont vite menacer de voler en éclats sous l'effet dévastateur de ce livre vengeur qui a éveillé tous les fantômes du passé.

📌J’ai lu, j’écris, je dis…

Incroyable, hallucinant, vous l’aurez sans doute compris, oui j’ai aimé ce livre !

Mais, parce qu’il faut bien un mais… pas tout de suite. Impatiente que je suis, je m’interrogeais : mais quand donc l’histoire va réellement commencer ?

C’est là que tout le talent de l’auteur entre en scène, savoir tenir en haleine le lecteur alors que rien de rien n’est dévoilé avant la « presque » fin.

Par petites touches et au fil des pages, Cédric Lalaury nous laisse entrer en elle et ses personnages, de plus en plus nombreux, au point que j’en ai été un peu déstabilisée. Ma mémoire est parfois fantôme, il ne faut pas trop la charger pour qu’elle tienne la route jusqu’à la 400ième page.

J’en étais donc à me demander : où allait me mener Bill Herrington ?

Ce professeur de littérature par qui tout commence, jusqu’à ce qu’apparaisse le véritable meneur de la danse, ce voyageur démoniaque, je veux parler du  roman reçu par tous les proches de Bill. Véritable bombe à retardement, qui, telle une boule de billard, fait des ravages en ricochets. Tout le monde y passe. Femme, enfants, parents, collègues de travail, amis, élève et bien évidemment « Bill » qui est en première ligne.

Bill pensait naïvement que cette histoire terriblement vraie resterait bien enterrée parmi ses souvenirs de jeunesse. Passages obscurs qu’il aurait préféré ne pas voir ressurgir dans sa vie réglée comme du papier à musique.

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Citation’ question de l'auteur :

“Est-ce qu’un homme peut vivre en oubliant ses propres méfaits ?
ou, pire : peut-on vivre en mettant délibérément de côté ses mauvaises actions, y compris les plus extrêmes ? Toutes ces interrogations, je les ai reformulées en une seule : comment vit un homme qui a commis l’irréparable et ne s’est jamais fait rattraper par son passé ?”

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Juste pour la conclusion et parce que tout au long de ma lecture revenait en bis repetita cette impression, il m’a semblé apercevoir par d’infimes clin d'oeil, la patte et l’univers d’un tigre nommé Philippe Djian, malgré les références à d’autres auteurs dont Henry James, Stephen King.

Merci à l'auteur  Cedric LALAURY, Preludes Editions et LIRE.

© Chronique Nathalie  K ~ 24 mai 2018 ~ 18 : 05

 

Cedric Lalaury

 

Cedric LALAURY

est né à Montluçon. Après des études de lettres modernes à l’université Blaise-Pascal, il donne des cours de soutien à des élèves en difficulté. Admirateur d’Henry James, de Proust et de Stephen King, il se consacre désormais à l’écriture

 

Ce livre est sorti aux Editions PRELUDES

Logo Préludes Editions

 


mercredi 16 mai 2018

À cœurs ouverts ~ Jessi KIRBY

Couv A coeurs ouverts

 

Résumé

Voilà 400 jours qu’Emily a perdu l’amour de sa vie, Matt, dans un accident de voiture.

Transgressant les règles, elle a enquêté et retrouvé l’identité de celui qui a reçu le cœur de Matt : Tom Colton.

Ce 400ième jour, elle se résout à prendre sa voiture pour « le voir », rien de plus, elle se l’est promis. Mais ils se parlent.

Et c’est comme si Tom et Emily se connaissaient depuis toujours…

 

 

📌J’ai lu, j’écris, je dis…

Compte tenu du tout petit résumé au dos de la couverture, je savais que cette fameuse histoire de “cœurs” allait aborder le thème du don d’organes. J’ai ma carte de donneur, ça ne pouvait que m’interpeller et surtout me laisser interrogative.

Pourquoi ?

Parce que … en France, la loi n’autorise pas donneurs et receveurs à se connaître et encore moins se rencontrer. Ce qui n’est pas le cas en Amérique.

C’est ainsi que toute l’histoire commence.

Pour apaiser sa peine après la mort de son petit ami Matt (qui a fait don de ses organes) Emily décide de partir à la recherche de tous les receveurs.

Tout aurait pu être simple après la rencontre des uns et des autres, seulement voilà, le cœur de Matt appartient maintenant à Tom et la jeune femme finit par en tomber amoureuse. Par différents concours de circonstances, Emily omet de dire à Tom que leur rencontre n’est pas vraiment un hasard.

Plus le temps passe et plus il est difficile de l’avouer…

C’est un livre bien écrit qui permet d’aborder plusieurs thèmes.

Pas seulement celui du don d’organes, mais aussi celui du comment réagit-on après la perte brutale d’une personne que l’on aime. Notamment quand a tout juste dix-sept, dix-huit ans.

Quelle force nous pousse un jour à remonter la pente pour vivre à nouveau et s’apercevoir que rien n’est jamais fini, tout peut recommencer.

J’ai apprécié les citations de l’auteur.

J’ai eu l’impression de partir en vacances et de retrouver par la même occasion l’insouciance des vacances l’été de mes dix-sept ans. Sans rien que je demande, il m’est venu la chanson d’Alain Bashung « Vertige de l’amour » et cela m’a fait sourire.

L’écriture de l’auteur, l’ambiance du livre, m’a fait penser par moments à la saga de Jeanine Boissard « L’esprit de famille ». Mention spéciale à la traductrice Vanessa Rubio-Barreau.

C’est un joli cadeau que m’ont fait les Editions Bayard Jeunesse et Babelio que je remercie en bis répétita. 

coeur qui bat © Chronique Nathalie  coeur qui bat ~ 16 mai 2018 ~ 22 : 03

 

Jessi Kirby

 

Jessi KIRBY

 

a grandi à Mammoth Lakes, en Californie. Elle vit actuellement en Californie centrale.

Elle est l'auteur de six romans pour jeunes adultes. Ses romans ont été primés et sont publiés dans plus de vingt pays.

 

 

 

Ce livre est sorti aux Editions BAYARD JEUNESSE

Logo Bayard Jeunesse

 

mardi 8 mai 2018

African Lady ~ Barbara WOOD

couv african lady mars 1997Résumé

Nairobi, Afrique-Orientale anglaise, 1919 : le Kenya est encore une contrée peuplée d'animaux sauvages et de tribus guerrières.
Séduits par l'immensité et la beauté du pays qu'ils ont découvert lors de la Grande Guerre, les colons britanniques arrivent pour bâtir un monde nouveau. Lord Valentin Traverton s'installe à Nyéri, crée une plantation de café et fait construire une somptueuse demeure : Bellatu ; tandis que Grace, sa sœur médecin, fait édifier un dispensaire et une école pour les Africains... Mais l'affrontement des aventuriers blancs et du peuple noir luttant pour sauvegarder l'âme africaine ne tardera pas à bouleverser leur existence.
Aventure et danger, sortilèges et mystères, haines et passions : soixante-dix ans d'histoire kenyane sont retracés ici. Une Afrique disparue renaît, intacte et magique.

   📌J’ai lu, j’écris, je dis…

Difficile de sortir indemne de ces 690 pages et soixante-dix ans d’histoire kenyane. Si l’on aime l’Afrique tant par ses paysages, ses croyances, ses coutumes, et bien sûr, son peuple, il faut lire ce livre.

~ African Lady ~ fait défiler sur une longue période et à travers plusieurs générations l’évolution des mentalités, mettant en exergue ce qu’a pu apporter le peuple noir aux colons anglais et vice et versa.

Comparaison de la médecine (guérisseuse et médecin)
Comparaison des croyances (les dieux et la religion)
Comparaison des coutumes (mariages, excisions etc.)

Et enfin, après la révolution Africaine, ce qui reste de ce métissage de vie, d’amour, de guerre, de culture(s) au sens propre comme au figuré.

Les personnages sont passionnants, l’histoire, l’intrigue, les retournements de situations tout autant. Pas une fois je me suis ennuyé, et malgré les petits caractères, je suis allée jusqu’au bout avec beaucoup de curiosité.

Vraiment dépaysant…

Barbara Wood est un grand écrivain. Je n’aie pas regretté une seule minute d’avoir extrait deux de ses livres, celui-ci et ~ Australian Lady ~ de ma bibliothèque, je n’avais pas lu ces chers « petits », ils dormaient en m’attendant…

© Chronique Nathalie  ~ 08 mai 2018 ~ 16 : 27

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Barbara WOOD

Barbara WOOD

née en Grande-Bretagne, fait ses études en Californie où elle est devenue infirmière. À l’âge de seize ans, elle écrit son premier roman et, voyageuse infatigable, sillonne l’Alaska, l’Égypte, l’Afrique de l’Est et l’Union soviétique.

Traduits en plus de trente langues, ses romans publiés aux Presses de la Cité et tous repris chez Pocket – parmi lesquels L’Étoile de Babylone (2005), La Dernière Chamane (2007), La Femme aux mille secrets (2009), Les Battements du cœur (2010), La Femme du bout du monde (2011), La Fille du loup (2012), La Guérisseuse et le Roi (2013), Inavouable héritage (2014) et L’Île du feu sacré(2015) – sont tous des best-sellers.

En 2016, les Presses de la Cité publient une nouvelle édition de Et l’aube vient après la nuit, repris par Pocket en 2017.

Son dernier roman, Terres d’espérance, paru aux Presses de la Cité en 2017.

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Ce livre est sorti aux Editions Presses de la Cité,

 

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& aux Editions Pocket

 

 

 

 

vendredi 9 mars 2018

Saints et guérisseurs ~ Philippe Carrozza

Couv SAINTS ET GUERISSEURS

 

Résumé

Nous soulagent-ils du mal ?

Tout le monde a déjà entendu parler des rebouteux, des saints guérisseurs et des eaux miraculeuses. Certains osent affirmer avoir été guéris, d'autres doutent ou ne «croient» pas.

Mais quel crédit apporter à ces phénomènes ? Les miracles existent-ils ?

Philippe Carrozza a rencontré une vingtaine d'entre eux. Ils lui parlent de leurs dons qui soulagent les brûlures, font baisser la fièvre, arrêtent les hémorragies, guérissent les entorses... Certains ont accepté de dévoiler leur identité, alors que d'autres préfèrent rester dans l'anonymat. Le sujet reste tabou, car empreint de mysticisme.

L'auteur a également enquêté dans les hauts lieux de dévotion dédiés à la Vierge et aux saints. Qui sont ces pèlerins qui marchent pour obtenir une grâce ou simplement pour dire merci ? Quelle est la place de la prière ? Tous les saints sont-ils efficaces ? Et ces eaux dites miraculeuses, vérité ou superstition ?

Enfin, comment les prêtres exorcistes exercent-ils leur ministère de délivrance? Faut-il croire aux fantômes, aux esprits et au Diable? Comment font ces prêtres et radiesthésistes pour libérer les âmes qui errent sur terre ?

Ces personnages étonnants, témoins inédits, apportent leurs réponses dans cet ouvrage aussi surprenant que passionnant.

 

📌J’ai lu, j’écris, je dis…

Oui, j'ai aimé ce livre et j’en recommande vivement la lecture.

Au fil des pages, Philippe CARROZZA met en lumière toutes ces personnes de l’ombre que sont les guérisseurs, les barreurs de feux, thérapeutes, sourciers et rebouteux, sans oublier les saints qui continuent d’accomplir des guérisons pour les pèlerins ; toutes religions confondues, croyants ou pas, ou seulement en demande.

Mais qui sont-ils vraiment ?

Des gens simples qui se sont vu attribuer en héritage un don. D’un parent, un proche. Par la suite, tous sont dans l’obligation morale de soigner, non, de soulager, à toute heure du jour et de la nuit,  grâce à une prière, une formule, une phrase secrète, sans rien attendre en retour « de peur de perdre leur don ».

J’ai beaucoup aimé le mot « soulageur » qu’emploi l’auteur en interview, il m’est venu le même en lisant.

La première partie égrène les témoignages de leurs interventions. À la fois sur les grands brûlés, les malades en traitement à l’hôpital, face aux hémorragies, mais aussi pour les plus « petits maux » entorses, verrues, sciatiques et bien d’autres. Nous continuons les récits en compagnie de  celles et ceux qui ont un lien avec l’au-delà. En plus de soulager, ils aident à « éloigner »  les défunts  qui hantent les maisons et perturbent grands ou petits.

Pour ne pas avoir qu’un seul courant d’idées, le témoignage d’un médecin permet de rééquilibrer le débat, disons, l’enquête menée sans à priori.

Chacun se fera son avis.

Dans la deuxième partie, les témoignages viennent de ceux qui apaisent les esprits, au sens propre comme au figuré. Je veux parler des prêtres exorcistes. Ces derniers, bien loin de tout ce que l’imagination fertile des cinéastes ont fait défiler sur la toile. Eux aussi ont un rôle bien particulier pour soulager les êtres perturbés...

Je n’étais pas trop fière le soir pour éteindre la lumière en allant me coucher.

Tous racontent…

La troisième partie présente les saints les plus connus et d’autres que j’ai découvert. Il est décrit leur histoire, les lieux et monuments construits à leur effigie, les miracles accomplis et comment les saints le sont devenus.

La quatrième partie est réservée aux eaux miraculeuses, leur pouvoir de guérison, les lieux où elles sont apparues.

La cinquième partie est dédiée à la vierge Marie.

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Une enquête incroyable dans un univers qui m’intrigue et aiguise toujours ma curiosité même après avoir refermé la dernière page de ce livre.

Les témoignages qui se succèdent ne peuvent laisser personne indifférent, les plus cartésiens seront également emportés par les mots, c’est très bien écrit. J’ai eu beaucoup de mal à décrocher tant c’était passionnant, surprenant et très instructif. Sujet à discussion en famille et entre amis.

Je n’ai pas cité le récit éloquent d’un sourcier, super guérisseur, rebouteux, médium, télépathe, géologue qui sais-je encore. Son témoignage est incroyable, il mériterait d’être dans un documentaire télévisé et pourquoi pas dans un film.  

Finalement, il n’y a qu’un ou deux témoignages qui m’ont laissé perplexe quant à leur véracité. Je peux comprendre que l’auteur est choisi de les intégrer à l’enquête. Ces personnes existent, il y a toujours un fond de vrai dans ce qui peut paraître exagéré aux lecteurs qui n’ont pas vu de leurs yeux vus.

Juste pour le détail, les coordonnées téléphoniques des intervenants sont notées.

De quoi donner envie de partir à la rencontre de toutes ces personnes et les remercier d’exister pour faire le bien…

J’ai été agréablement surprise par la présentation calligraphique.  Agrémenté de photos, à la fois des personnes qui ont témoigné, des lieux, monuments, prières.

J’ai beaucoup aimé ce livre. Je remercie les Editions-Weyrich & Babelio de m'avoir permis de découvrir un auteur.

© Chronique Nathalie  ~ 09 mars 2018 ~ 02 : 50

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Philippe Carrozza

 

Philippe Carrozza

 

Licencié en communications sociales - Section Journalisme de l’UCL, Philippe CARROZZA écrit dans les colonnes du quotidien ~ L’Avenir ~ depuis 1989.

Il aime donner la parole à celles et ceux qui croient n’avoir rien à dire, mais dont la vie prouve le contraire...

  L’auteur a déjà publié aux Editions Weyrich :

  • 1940 – 1945
  • Ils ont volé mes plus belles années   
  •  Les Ardennais n’oublieront jamais ~ 2 tomes.
     (recueil de témoignages qu’il a lui-même récoltés)

Ce livre est sorti aux Editions WEYRICH.

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samedi 16 avril 2016

Et je danse aussi ~ Anne-Laure BONDOUX et Jean-Claude MOURLEVAT.

Autant vous dire que ce livre est une pépite dont il ne faut absolument pas se priver. Si vous avez l’esprit morose ou tout simplement envie de passer un bon moment, allez donc « danser » avec les auteurs.

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Couv Fleuve Editions - Et je danse aussi Anne-Laure BONDOUX et Jean-Claude MOURLEVAT

Résumé

Un mail comme une bouteille à la mer. D’ordinaire, l’écrivain Pierre-Marie Sotto ne répond jamais aux courriers d’admirateurs. Mais cette Adeline Parmelan n’est pas une « lectrice comme les autres ». Quelque chose dans ses phrases, peut-être, et puis il y a cette épaisse et mystérieuse enveloppe qu’elle lui a fait parvenir – et qu’il n’ose pas ouvrir. Entre le prix Goncourt et la jeune inconnue, une correspondance s’établit qui en dévoile autant qu’elle maquille, de leurs deux solitudes, de leur secret commun…

 

 

 

📌J’ai lu, j’écris, je dis…

Ce qui aurait pu être une simple correspondance numérique entre deux personnes qui ne se sont jamais rencontrées, devient par le style et sa vivacité une histoire qui avance à coups d’éclats de rires répétés. Si la toile de fond s’assombrit parfois de quelques nuages, les mots volent, s’envolent, ricochent, au fil du temps, des dates, de la vie et des évènements, ramenant le soleil et les sourires qui font mal aux fossettes.

A l’heure où tout le monde vit plus ou moins au rythme des mails et de l’interactivité, impossible de ne pas se retrouver quelque peu en Adeline Parmelan qui n’est pas « une lectrice comme les autres », ou en l’écrivain Pierre Marie Sotto qui a oublié de « ne pas aimer les femmes ».  

Deux solitudes unies par un secret commun qui finira tôt ou tard par les obliger à se retrouver « pour de vrai » …

Je dépose « mes » petits points de suspension préférés à dessein (vous comprendrez pourquoi en lisant le livre).

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Couv Pocket - Et je danse aussi Anne-Laure BONDOUX et Jean-Claude MOURLEVAT

Ce livre est sorti chez  Fleuve Editions

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  & aux Editions 12-21
L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

vendredi 8 avril 2016

“ L’appel de l’Ange ” ~ Guillaume MUSSO.

« Un téléphone portable ?
Au début, vous n’en voyez pas vraiment l’utilité, mais pour ne pas paraître dépassée, vous vous êtes laissé tenter par un modèle très simple avec un forfait basique. Les premiers temps, vous vous êtes parfois surprise à bavarder un peu fort, au restaurant, dans le train ou à la terrasse des cafés. C’est vrai que c’était pratique et rassurant d’avoir toujours la famille et les amis à portée de voix.
Comme tout le monde, vous avez appris à rédiger des SMS en tapant sur un clavier minuscule et vous vous êtes habituée à en envoyer à tour de bras. Comme tout le monde, vous avez renoncé  à votre agenda pour le remplacer par sa version électronique. Avec application, vous avez saisi dans le répertoire les numéros de vos connaissances, de votre famille et de votre amant. Vous y avez camouflé ceux de vos ex ainsi que le code de votre carte bleue qu’il vous arrive d’oublier. Même s’il prenait des clichés de piètre qualité, vous avez utilisé l’appareil de votre portable. C’était sympa d’avoir toujours sur soi une photo rigolote à montrer aux collègues.
D’ailleurs, tout le monde faisait pareil.
L’objet collait à l’époque : les cloisons s’effaçaient entre vie intime, vie professionnelle et vie sociale. Surtout, le quotidien était devenu plus urgent, plus flexible, nécessitant en permanence de jongler avec votre emploi du temps […]

Extrait du Prologue qui m’a fait sourire tant il collait à la réalité.

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 Couverture L'appel de l'ange Guillaume MUSSO

Résumé

Dans leur téléphone,
Il y avait toute leur vie...
New York, Aéroport Kennedy.
Un homme et une femme se télescopent. En ramassant leurs affaires Madeline et Jonathan échangent leurs téléphones portables. Lorsqu’ils s’aperçoivent de leur méprise, ils sont séparés par 10 000 Kilomètres : elle est fleuriste à Paris, il tient un restaurant à San Francisco.
Cédant à la curiosité, chacun explore le contenu du téléphone de l’autre. Une double indiscrétion et une révélation : leurs vies sont liées par un secret qu’ils pensaient enterré à jamais…

 

 📌J’ai lu, j’écris, je dis… 

Oui, j’ai aimé ce livre.
Je voulais découvrir l’écriture de Guillaume MUSSO à savoir s’il était à la hauteur de sa belle réputation. C’est donc avec « L’appel de l’Ange » que je l’ai fait.

L’auteur fait défiler l’histoire un peu comme on déroule un film de souvenirs, une anecdote qui pourrait arriver au tout un chacun et qui finit par prendre au fil des pages des proportions gigantesques.

De nos jours, le téléphone portable revêt  pour certains une telle importance , il en devient le point de départ du livre, puis, le fil conducteur, autour et avec les personnages. Entre San Francisco, Paris, New York, romance, secrets, trahison, intrigues, pègre, meurtres, enquêtes, de quoi se plaire dans cet univers multiple.

Les clins d’œil aux fleurs, à la gastronomie, à moins que ça ne soit l’inverse, ne se refusent pas, comme un petit aparté détente alors qu’une trame « thrillesque » nous attend un peu plus loin. Ce dernier nous fait d'ailleurs basculer d’un lieu à l’autre, le téléphone toujours en toile de fond.  

Madeline & Jonathan, Elle & Lui, tenus par un lien invisible, imprévu, surtout pour répondre à « L’appel de l’Ange ».

J’ai apprécié les citations tout au long du livre et le fait d’intégrer, de-ci delà, une référence à la vie actuelle, l’actualité sans y entrer vraiment. Une manière comme une autre d’impliquer le lecteur sans l’envoyer trop loin dans le temps, mais bien dans « son » temps…

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(c) Photo-Emanuele-Scorcelletti - GUILLAUME MUSSO

Guillaume MUSSO, est né en 1974 à Antibes, il rencontre la littérature à dix ans, passant une bonne partie de ses vacances dans les murs de la bibliothèque municipale dirigée par sa mère.

Il commence à écrire lorsqu’il est étudiant. A 19 ans, fasciné par les Etats-Unis, il séjourne plusieurs mois à New York et dans le New Jersey. Il y travaille comme vendeur de crèmes glacées et cohabite avec des travailleurs de toutes nationalités. Il dit avoir beaucoup appris de cette période. En tout cas, il rentre en France avec des idées de romans plein la tête.

Il passe une licence de sciences économiques et réussit le Capes de sciences-éco, pour exercer avec conviction le métier de professeur.

Après un accident de voiture, il débute l’écriture d’une histoire ayant pour point de départ une Expérience de Mort Imminente vécue par un enfant. Et Après… sort en librairie en janvier 2004. Porté par une atmosphère unique et une écriture moderne, le roman séduit les lecteurs dès sa parution. Grâce au bouche à oreille, il sera vendu à près de trois millions d’exemplaires dans le monde et traduit dans une vingtaine de langues.
Cette incroyable rencontre avec les lecteurs se poursuit par l’immense succès de tous ses titres : Sauve-moi, Seras-tu là ?, Parce que je t’aime, Je reviens te chercher, Que serais-je sans toi ?, La Fille de Papier, L’Appel de l’ange, 7 ans après, Demain et Central Park…

Mêlant intensité, suspense et amour, ses romans ont fait de lui un des auteurs français favoris du grand public, traduit dans le monde entier, et adapté au cinéma.

Post-Scriptum :

Couverture POCKET L'appel de l'ange Guillaume MUSSO

 

 

 

Ce livre est sorti aux Editions XO

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